Bienvenue sur notre blog dédié aux initiatives mondiales de conservation ! Aujourd’hui, nous plongeons au cœur de l’Afrique pour explorer le projet passionnant SUFACHAC – un effort crucial visant à protéger la biodiversité tout en soutenant les communautés locales dans l’ouest du Cameroun
Qu’est-ce que le projet SUFACHAC ?
SUFACHAC, dont le titre complet est Sustainable Farming and Critical Habitat Conservation to Achieve Biodiversity Mainstreaming and Protected Areas Management Effectiveness in Western Cameroon, est un projet de taille moyenne (Medium Sized Project ou MSP) financé par le Fonds pour l’environnement mondial (FEM/GEF) et mis en œuvre par le PNUE (UNEP)
.L’objectif principal ? Renforcer et étendre le réseau d’aires protégées (AP) et intégrer la conservation de la biodiversité dans le paysage Bakossi–Banyang Mbo–Lebialem (BBML)
. L’ambition est triple : améliorer l’efficacité de la gestion des AP existantes et nouvelles, intégrer la biodiversité dans la planification de l’utilisation des terres, et promouvoir des moyens de subsistance durables pour les communautés environnantes.
Initialement prévu pour 48 mois, le projet, qui a commencé en juin 2016, a connu des prolongations et devrait se terminer le 31 décembre 2025.
Les Trois Piliers de l’Action
Le projet est structuré autour de trois composantes interdépendantes pour atteindre ses vastes objectifs :
1. Conservation des habitats fauniques critiques
Cette composante se concentre sur l’infrastructure de conservation. Elle vise l’établissement de l’Unité Opérationnelle Technique (TOU) du BBML, le renforcement de la gestion du Parc National de Bakossi et du Sanctuaire de Faune de Banyang Mbo, et la création/gestion des aires protégées du Mont Kupe et de Tofala Hill
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2. Agriculture durable et moyens de subsistance communautaires
Ici, l’accent est mis sur l’intégration des communautés et la durabilité. Cela passe par :• La création de cadres réglementaires pour les garanties environnementales et sociales (sauvegardes)
• La promotion de la gestion collaborative et d’incitations à la conservation
• Le développement de microprojets d’agriculture durable
• La recherche de cofinancement auprès du secteur privé et la planification locale de l’utilisation des terres
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3. Gestion des connaissances, suivi et évaluation
Il s’agit de s’assurer que les leçons apprises sont documentées et que les capacités locales sont renforcées. Le projet établit un cadre commun de Suivi et Évaluation (S&E) et diffuse les expériences acquises.
Qui est aux commandes ?
Le projet est exécuté par le Ministère de l’Environnement, de la Protection de la Nature et du Développement Durable (MINEPDED) du Cameroun. Il travaille en partenariat avec l’Université de Dschang, l’Environment and Rural Development Foundation (ERuDeF), et la Chede Cooperative Union. L’agence du FEM est le PNUE.
Les Dernières Nouvelles : Progrès et Réalisations (Rapport 2025)Le statut d’ensemble du projet est jugé Satisfaisant (S) tant pour l’atteinte des résultats (outcomes) que pour la livraison des extrants (outputs)
Succès Majeurs :
• Planification Spatiale : Deux Plans Locaux d’Utilisation des Terres (LUPs) intégrant la conservation de la biodiversité ont été préparés et validés par MINEPAT (100 % achevé, S)
• Cadres Réglementaires : Les lignes directrices et les cadres réglementaires pour la préparation des Études d’Impact Environnemental et Social (EIES/ESIA) et des Plans de Gestion Environnementale et Sociale (PGES/ESMPs) pour la gestion des AP ont été développés, validés et diffusés (100 % achevé, S)
• Égalité des Genres : Le projet a soutenu l’autonomisation économique des femmes, notamment par le financement et l’assistance technique aux groupes féminins. Cela a entraîné une augmentation des revenus de plus de 25 % pour les femmes ciblées, ainsi qu’un meilleur rôle de leadership dans les structures de gouvernance locale
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Les Défis : Les Points qui demandent AttentionBien que globalement satisfaisant, le projet fait face à des difficultés qui se reflètent dans une évaluation globale des risques jugée Modérée (M)
• Finalisation Institutionnelle : L’établissement de l’Unité Opérationnelle Technique (TOU) n’est achevé qu’à 67 % (MS), nécessitant la finalisation du mandat et le partage des leçons
• Cofinancement Stagnant : Le financement du projet a ralenti de manière significative depuis l’examen à mi-parcours (MTR). Seul l’État du Cameroun, via MINEPDED, a fourni du cofinancement, limitant le rythme et l’échelle des actions restantes
• Processus EIES Longs : Les examens statutaires et les validations des EIES/PGES pour les AP (comme le Mont Kupe et Tofala Hill) sont des processus longs et coûteux qui ralentissent la finalisation de certaines activités (85 % achevé, MS)
• Engagement du Secteur Privé : Bien que des investisseurs potentiels aient été identifiés et des forums organisés, la conversion de ces pistes en engagements signés pour le cofinancement des moyens de subsistance durables reste un défi (85 % achevé, MS)
Malgré ces obstacles, l’équipe de projet met en œuvre des plans d’achèvement actifs pour gérer les éléments résiduels, se concentrant sur les étapes statutaires et la mobilisation des partenaires. Le projet SUFACHAC continue de renforcer les capacités locales et d’intégrer des considérations sociales et environnementales vitales dans la gestion du paysage BBML.














































