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Le Projet Paysage Dja : Vers une Gouvernance Inclusive pour la Conservation et le Développement Durable au Cameroun

Au cœur du Bassin du Congo, le paysage du Dja constitue l’un des écosystèmes forestiers les plus riches en biodiversité au monde. Couvrant près de quatre millions d’hectares et abritant des espèces emblématiques telles que le gorille des plaines occidentales, l’éléphant de forêt et le chimpanzé, cette région joue un rôle essentiel dans la conservation de la biodiversité et la régulation climatique. Face aux défis croissants liés à la déforestation, à la pression foncière et à la gouvernance des ressources naturelles, le Projet Paysage Dja du GEF-8 propose une approche intégrée associant conservation, gouvernance inclusive et développement durable.

Mis en œuvre par le Ministère de l’Environnement, de la Protection de la Nature et du Développement Durable avec l’appui du Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE), le projet vise à renforcer la gouvernance des écosystèmes tout en améliorant les conditions de vie des populations locales et des peuples autochtones.

Les piliers du Projet Paysage Dja
  • Renforcement de la gouvernance environnementale : mise en place de mécanismes participatifs de prise de décision et de gestion des ressources naturelles.
  • Consentement Libre, Préalable et Éclairé (FPIC) : garantir que les communautés locales et les peuples autochtones participent pleinement aux décisions qui affectent leurs territoires.
  • Restauration écologique : amélioration de la connectivité des habitats naturels et restauration des terres dégradées.
  • Moyens de subsistance durables : promotion d’activités économiques compatibles avec la conservation des forêts.
  • Mécanismes de suivi et de recours : mise en place d’un système de gestion des plaintes garantissant la transparence et la redevabilité.

Gouvernance inclusive : création progressive des Commissions Municipales de Gestion du Paysage (MLMC) associant autorités locales, communautés, femmes, jeunes et peuples autochtones.

Participation communautaire : application du FPIC dans plusieurs communes du paysage Dja afin de garantir l’adhésion des populations aux activités du projet.

Mécanisme de Gestion des Plaintes (GRM) : dispositif permettant aux communautés d’exprimer leurs préoccupations et de demander réparation lorsque nécessaire.

PROJET PAYSAGE DJA
Des communautés au centre de l’action

Le projet repose sur le principe selon lequel la réussite de la conservation dépend directement de l’implication des populations vivant dans le paysage. Les communautés locales, notamment les peuples autochtones Baka, participent aux consultations, à la planification territoriale et aux mécanismes de gouvernance mis en place au niveau communal.

Cette approche a déjà permis la création de comités ad hoc dans plusieurs communes telles que Mintom, Djoum et Oveng, préparant l’installation des futures commissions municipales chargées de coordonner la gestion durable des ressources naturelles.

Une initiative portée par les femmes

Parmi les réalisations phares figure la création d’un jardin de plantes médicinales à Dioula dans l’Est du Cameroun. Géré par l’association féminine Essoungue, ce projet constitue la première étape vers l’établissement d’une forêt communautaire destinée à promouvoir la gestion durable des ressources forestières tout en améliorant les revenus et les services de santé locaux.

  • Conservation de la biodiversité grâce à la valorisation des plantes médicinales.
  • Renforcement des droits communautaires sur les ressources forestières.
  • Promotion du leadership féminin dans la gestion des ressources naturelles.
  • Amélioration des revenus locaux à travers les produits forestiers non ligneux.
Résultats et perspectives
  • Déploiement du FPIC dans plusieurs communes ciblées du paysage.
  • Mise en place progressive des mécanismes de gestion des plaintes.
  • Création d’instances locales de gouvernance inclusive.
  • Renforcement des partenariats avec les organisations de la société civile et les collectivités territoriales.
  • Développement d’initiatives pilotes conciliant conservation et amélioration des conditions de vie.
Les principaux enseignements

Les premiers mois de mise en œuvre du projet montrent que la gouvernance participative, l’inclusion des communautés et la coordination entre les acteurs constituent les fondements d’une conservation durable. L’expérience du paysage Dja met en évidence l’importance d’intégrer dès le départ les dimensions sociales, environnementales et institutionnelles afin de garantir des résultats durables.

Conclusion

Le Projet Paysage Dja illustre une nouvelle approche de la conservation dans le Bassin du Congo. En associant les communautés locales, les peuples autochtones, les collectivités territoriales et les partenaires techniques autour d’une gouvernance inclusive, il cherche à construire un modèle où la protection de la biodiversité et le développement local se renforcent mutuellement. Les initiatives engagées à Mintom, Djoum, Oveng et Dioula témoignent déjà de cette dynamique qui place les populations au cœur de la gestion durable de leur environnement.

COMPENDIUM OF ARTICLES ON ON Projects’ Activities

Publié : juin 17, 2026

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